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Alors que la grève sur la réforme des retraites se poursuit, certains secteurs d’activité parviennent à tirer leurs épingles du jeu, c’est notamment le cas des sites de covoiturage, des loueurs de vélos, de trottinettes, mais également des sites de coworking. En effet, les espaces de coworking (également appelés “tiers lieux”) font le plein en cette fin d’année 2019.

Espaces partagés : des offres spéciales mises en place durant les grèves

Les journées noires dans les transports sont l’occasion pour les espaces partagés de faire le plein de travailleurs nomades. En effet, les sites de mise en relation et de réservation d’espace de coworking choisissent de proposer des tarifs spéciaux pour élargir leur clientèle ou mettent en place des offres spécifiques.

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Par exemple, la plateforme Neo-Nomade offre une journée gratuite, dans plus de 300 espaces de coworking répartis à travers l’Île-de-France. De son côté, l’enseigne Wojo octroie un mois gratuit à compter du 5 décembre et durant toute la période de grève. Même certaines collectivités locales s’y mettent. En effet, sur l’agglomération du Val d’Yerres Val-de-Seine (région parisienne), l’ensemble des médiathèques se transforme en parallèle en espace de coworking gratuit.

Pourquoi tant d’engouement ? Et bien tout simplement car de nombreux actifs optent pour le télétravail durant les mouvements sociaux. Si pour certains d’entre eux ce n’est pas un problème, pour d’autres, l’isolement n’est pas envisageable, le coworking s’impose donc comme la plus pratique et la plus agréable des solutions. Même la ministre du Travail Muriel Pénicaud a recommandé aux entreprises la compréhension pour le télétravail.

Réécoutez le podcast de France Info :

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Les espaces de coworking pris d’assaut

Habituellement, les espaces de coworking sont plébiscités par les créateurs d’entreprises ou par les Freelances qui bénéficient de locaux à moindre frais et peuvent tirer profit du partage de leur lieu de travail avec d’autres entrepreneurs. Depuis le début de la grève début décembre, ces zones de travail partagées accueillent un autre type de public : les employés.

Chantal, une salariée, explique :

“Je travaille pour les ressources humaines d’un cabinet d’expertise comptable à la Défense. Quand les transports fonctionnent bien, j’y suis en 45 minutes environ. A l’approche de la grève, notre société a mis en place un partenariat avec une plateforme, Neo-nomade. C’est l’employeur qui paye et nous pouvons choisir l’espace de coworking le plus près de chez nous. J’ai découvert l’existence de ce lieu grâce à l’application. C’est plus stimulant de travailler en dehors de chez soi”.

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Si pour certains la solution est idéale, d’autres sont plus mitigés :

“Je pense que l’on peut travailler de cette manière pendant une semaine maximum. Au-delà, cela me paraît plus compliqué. J’ai laissé des dossiers importants au bureau et les réunions sont nécessaires”.

Source : immobilier.lefigaro.fr, leparisien.fr, zevillage.net, francetvinfo.fr

Rédactrice indépendante

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