Les préugés du métier de Freelance

Le mythe de la vie du travailleur freelance règne depuis toujours : “Il est libre, il fait ce qu’il veut, il bosse peu…”. Euh oui, mais non ! C’est loin d’être aussi simple à vrai dire. Finalement lorsque l’on est indépendant, on entend bien souvent le même son de cloche.

Voici un petit récapitulatif de ces si douces phrases qu’on adooore tous entendre (ironie bien sûr), en tout cas  un récap’ de celles que j’entends le plus fréquemment de mon côté. Sachez que je n’en veux à personne, j’avais moi aussi les mêmes préjugés il y a quelques années 🙂

« Tu arrives à bien gagner ta vie comme ça ? »

Alors oui papa et maman. En tout cas j’essaie… Il y vraiment des clients qui paient pour ce que je leur propose. Si, si je vous assure !

Du coup, on répond : “oui, oui ça va, j’y arrive”. Honnêtement, est-ce que l’on pose cette question à un salarié ? On ne lui demande même pas son salaire (apparemment c’est tabou pour les Français, alors que pour les Freelances, personne ne se gêne : « et tu arrives à gagner combien par mois ? »)

Finalement, tout cela me pose problème car on en vient à culpabiliser de « gagner de l’argent comme ça ». J’ai entendu parler du syndrome de l’imposteur, et si ce dernier n’était finalement que la conséquence des commentaires de notre entourage ? C’est le cliché de base, le salarié travaille, le Freelance se prélasse. Oui, mais non. Je vous assure. Je me lève à 7h tous les matins pour commencer ma journée à 8h et je termine à 17h, parfois avant, mais car j’ai travaillé efficacement ou que j’ai bossé tout le week-end, mais parfois après aussi, comme tout le monde.

Dans le même genre, nos proches pensent qu’un beau jour on arrêtera notre caprice de « quête de la liberté » pour enfin trouver un « vrai » travail en CDI. HORS DE QUESTION pour ma part ou alors si j’y suis contrainte. Soit dit en passant : il s’agit d’une vraie activité professionnelle reconnue par l’Etat.

« Tu dois te sentir un peu seul lorsque tu travailles, non ? »

Remarque avérée. Oui c’est vrai pour ma part. Il arrive que je me sente seule, mais simplement car je ne fais pas les efforts nécessaires pour m’entourer d’autres Freelances. Je vais d’ailleurs m’y atteler prochainement !

Franchement, cela n’a jamais été aussi simple de rencontrer d’autres personnes qui sont dans la même dynamique, d’autres entrepreneurs qui comprennent et partagent nos doutes, nos questionnements et nos réussites professionnelles. De nombreux espaces de coworking ont vu le jour en France comme à l’étranger ! Si tu ne veux pas rester chez toi et travailler seul, rien ne t’y oblige. Si au contraire, tu es un solitaire en télétravail comme moi, alors il n’y a personne pour te juger !

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« Tu as l’air d’avoir beaucoup de temps libre »

Cette remarque est l’une de mes préférées. Oui, lorsqu’on est indépendant, l’avantage est de pouvoir planifier nos journées comme bon nous semble. Cependant, contrairement aux préjugés, il est tout de même nécessaire de suivre un certain rythme et des horaires, en tout cas pour ma part, l’idée étant d’être disponible aux mêmes horaires de travail que ceux des clients.

Parfois, tu n’auras rien à faire une matinée, puis 3 missions tomberont en même temps et ton après-midi sera overbookée… Comment dire ? Il faut savoir s’organiser et apprendre à devenir multitâches pour être efficace.

Peut-être que je suis disponible lorsqu’on m’appelle par téléphone à 11h pour discuter alors qu’avant je ne l’étais pas forcément mais je vous rassure : la charge de travail est là, et ce n’est pas parce que l’on bosse de chez nous que l’on est dispo H24 : chacun est libre de son rythme, et c’est justement ce que j’apprécie.

« Tu as vraiment de la chance, tu ne dois pas être stressée »

Je vous assure que si, niveau pression, je suis au MAXIMUM. Un entrepreneur a autant de responsabilités qu’un salarié, puisqu’il fait tout seul sans pouvoir compter sur le soutien ou l’aide d’un collègue de travail.

Alors j’imagine que le burn-out est moins fréquent chez les Freelances (quoi que…) mais les épisodes de stress, les échecs, la perte d’un client ou encore la difficulté à mener à bien certaines missions sont parfois complexes à vivre.

Niveau stress, l’indépendant et le salarié sont, je pense, logés à la même enseigne. Alors oui, le petit bonus pour les télétravailleurs est de ne pas avoir à enfiler des talons pour aller bosser : perso, le pyjama jusqu’à 11h du matin : je vote POUR 🙂

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Rédactrice indépendante