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Attirer et retenir les talents est un sujet désormais bien connu des services RH. Que ce soit par la culture d’entreprise, la rémunération, la renommée, l’engagement… l’entreprise doit se doter d’avantages pour attirer les talents, maximiser leur expérience et les fidéliser. Si cela est valable pour les salariés, c’est également le cas pour les freelances.

Ces derniers, en quête de sens, souhaitent aujourd’hui participer à un projet ou collaborer avec une entreprise qui partage leur vision et leurs valeurs. Le dernier guide de Malt « Les entreprises viennent de Mars, les freelances de Vénus » fait le point sur la question et donne de nombreux conseils aux clients. Il été réalisé grâce à une enquête menée en juin 2021 auprès de 124 freelances. Pour le télécharger, rendez-vous ici.

Valoriser la raison d’être et les engagements de l’entreprise

Les freelances sont de plus en plus attentifs à la RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise), et les sociétés ont tout intérêt à mettre en lumière les actions mises en place tout au long de la phase de sélection. Les clients doivent en effet prendre le temps de présenter la vision de l’entreprise, sa raison d’être et ses engagements en termes d’impact social et environnemental. Présenter cela permettra de donner du sens à la mission donnée. Edouard Salathé, Information Technology Governance Manager chez Eramet, témoigne au sein du rapport : « En tant qu’entreprise, il faut savoir « se vendre ». Il faut expliquer aux freelances en quoi cette expérience sera un challenge sur le plan professionnel mais aussi une belle aventure humaine ».

Offrir aux freelances un environnement de travail attractif

L’environnement de travail que l’entreprise va proposer est un élément clef de son attractivité. Une politique de travail adaptée aux freelances et à leur bien-être doit être implémentée et mise en avant. Par exemple, cela peut passer par la présence d’un chargé de l’accueil et de l’expérience freelance au sein du département Ressources Humaines ou à la Direction des Achats de l’entreprise.

La question du management est aussi importante : même s’il n’existe pas de lien de subordination entre le freelance et l’entreprise, savoir que les salariés sont heureux au travail pourra convaincre les freelances de démarrer une collaboration. Enfin, l’entreprise a tout intérêt à rester en contact avec les freelances (et vice versa) avec lesquels elle a travaillé, voire à se créer un « réseau de freelances » qui connaissent parfaitement le fonctionnement de l’entreprise et ses enjeux. Maintenir le contact est alors un pari gagnant‑gagnant pour l’avenir.

Se montrer à l’écoute des conseils des freelances

Collaborer avec un freelance, c’est aussi pouvoir profiter d’un regard extérieur sur son organisation. Il faut donc être prêt à recevoir les conseils et autres suggestions permettant d’évoluer et d’entrevoir, peut‑être, des perspectives nouvelles.

En effet, fort de ses diverses expériences, le freelance peut challenger les différents process et suggérer d’autres outils, logiciels ou méthodologies. Ces conseils peuvent prendre la forme de rapides retours lors de points réguliers. Le référent dans l’entreprise peut également le demander directement, via une sorte de rapport d’étonnement. Néanmoins, c’est bien une écoute ouverte et attentive du freelance qui doit être mise en place pour retirer le plus de cette opportunité.

Bien entendu, cela dépend de la mission attribuée au freelance et de ses objectifs. On attendra, par exemple, plus de proactivité de la part d’un consultant en conduite du changement, restant 6 mois au sein de l’entreprise (même si chaque freelance peut avoir des suggestions intéressantes) que de la part d’un rédacteur web intervenant sur une mission très ponctuelle. De plus, même si le freelance peut apparaître comme un pollinisateur de compétences, ce n’est pas son rôle principal, et certains ne cherchent pas forcément à le faire.

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Demander un retour d’expérience de la part du freelance

Le retour de mission est malheureusement souvent un élément oublié de la relation freelance-entreprise. En effet, peu de collaborations se clôturent par un retour d’expérience où les deux parties dressent le bilan de la mission. Or, cet échange permet par la suite aux deux parties de mettre en valeur leurs points forts et de corriger leurs points faibles.

Ce retour, véritable discussion entre le freelance et son référent, doit être préparé, et s’organiser de manière bienveillante. Il s’agit à la fois d’un contrôle et d’un avis final sur le livrable, ainsi qu’une vérification de la bonne tenue de la relation freelance-entreprise. Pour l’entreprise, ce point de fin de mission doit d’abord s’axer sur la qualité du livrable : remplit-il bien le cahier des charges ? L’entreprise est-elle satisfaite du résultat ? C’est également le moment de vérifier que la passation a été réalisée et que le travail est bien disponible et partagé aux équipes internes.

Ensuite, le référent peut faire un retour sur la manière dont le freelance a mené la collaboration : est-il suffisamment proactif ? Ses conseils ont-ils été utiles ? La communication s’est-elle bien déroulée ? Quelles “soft skills” ont été appréciées, et quelles sont celles qu’il pourrait développer davantage ? Du côté du freelance, le retour doit s’axer autour de la collaboration et du déroulement de la mission. Le brief et les attentes étaient-ils clairs ? L’entreprise a-t-elle bien organisé l’accueil du freelance (accès aux outils et logiciels…) ? La communication s’est-elle bien déroulée ? Quels sont les points positifs et les points d’amélioration ?

Rédactrice indépendante